CONCOURS DES JOURNAUX SCOLAIRES

education aux médias
concours des journaux scolaires

 

Parce qu’un journal scolaire constitue un excellent outil pédagogique et un formidable moyen d'ouverture sur l’extérieur, la Fondation Varenne, le CLEMI et l’Association Jets d’encre sous le haut patronage du Ministre de l’Education Nationale organisent chaque année le concours des journaux scolaires. Ce prix Varenne, décliné au niveau académique puis national, est un des concours les plus populaires parrainés par la Fondation Varenne.

SOMMAIRE du dossier:

Les meilleurs journaux scolaires primés à Paris

 

Organisé par le CLEMI, l'association Jets d'encre et la Fondation Varenne, avec le soutien de nombreux partenaires, le Concours National de Journaux Scolaires et Lycéens a proclamé le palmarès, dans l'ordre, lors de la cérémonie de remise de prix le mercredi 5 juin au Centre Vaugirard de l'Université Panthéon-Assas, à Paris 15e.

 

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Plus d'infos sur www.cnjs-varenne.org

Palmarès 2012 des Prix Varenne CNJS

 

La remise des Prix Varenne des Journaux Scolaires et Lycéens s'est tenue le mercredi 30 mai 2012 au musée du quai Branly, à Paris.

 

Dans une ambiance survitaminée, les lauréats du concours national, de la maternelle au lycée, ont pu s'exprimer sur le thème de "l'Autre" et son traitement dans la presse scolaire, en présence de David Junqua, vice-président de Reporters sans Frontières, et de Shein B, auteur-interprète et slameuse qui organise des ateliers d'écriture dans les écoles et les prisons. Un sujet fécond sur le respect de la différence et la discrimination raciale en milieu scolaire qui fait écho au thème de l'exposition actuelle "Exhibitions. L'invention du sauvage" au musée du quai Branly (jusqu'au 3 juin). Tous les participants, des organisateurs aux partenaires, ont salué la facilité de prise de parole des jeunes et la justesse de leurs témoignages.

 

Puis, les équipes lauréates sont montées, par catégorie, sur la scène du théâtre Claude Lévi-Strauss pour présenter, en sketch, chanson ou vidéo, leur journal avec beaucoup d'humour, et recevoir leur prix (10 000 € de dotations dont des ordinateurs portables et des appareils photo numériques offerts par la Fondation Varenne, des stages sur mesure "maquette et écriture journalistique" pour les lauréats lycéens remis par l'EMI, des cartes de presse jeune éditées par Jets d'encre). Le musée du quai Branly, représenté par son directeur des publics, Fabrice Casadebeig, a offert un prix spécial "Dialogue des cultures" au journal "Le petit rapporteur" (collège Louis Armand, de Dreux) : un séjour découverte de Paris. Tous les lauréats étaient également invités à visiter l'exposition en cours. La créativité des présentations (la série "Bref" sur Canal + reste la principale source d'inspiration !) n'a pas été dénuée de messages forts sur la presse et la déontologie du métier ("on vérifie toujours ses sources").

 

Organisée chaque année par le Clemi, l'association Jets d'encre et la Fondation Varenne, et soutenue par de nombreux partenaires, le Concours National des Journaux Scolaires et Lycéens constitue une des meilleures preuves de la vitalité des jeunes en matière de communication et d'information, de leur souci du témoignage par l'écriture, la photo, le dessin ou la vidéo, et du rôle essentiel de leurs enseignants dans cette "école de journalisme". Une école de vie, tout simplement.

 

Olivier Valentin

 

>> Le palmarès 2012

Une campagne nationale pour la création de journaux lycéens

 

L’association Jets d’encre qui œuvre pour la promotion et la défense de la presse lycéenne lance une campagne nationale d’affichage pour inciter les lycéens à créer un journal dans leur établissement. Soutenue par Luc Chatel, cette initiative citoyenne permet aux jeunes d’exercer leur droit d’expression médiatique et de porter un regard critique sur l’actualité, la société et le monde du lycée. Deux affiches seront envoyées dans les 4 350 lycées de France (publics et privés sous contrat) pour informer les élèves sur les moyens de créer et de faire vivre un journal.

 

Aux côtés du Ministère de l'Education nationale, du réseau de la Vie lycéenne, du Clemi et de l'Observatoire des pratiques de presse lycéenne, la Fondation Varenne soutient cette campagne car elle s'inscrit dans une dynamique d'éducation des jeunes aux médias. En effet, c’est en faisant un journal que les élèves appréhendent le mieux les enjeux du journalisme par une lecture responsable de l'information et de la communication.

 

Dans la continuité de cette campagne, plusieurs actions sont prévues au cours de l’année 2012 : les Rencontres régionales des journalistes jeunes d’Ile-de-France (fin mars), le Prix Varenne des Journaux scolaires, le Festival Expresso (début juin) ainsi que des formations auprès des élus lycéens et référents de la Vie Lycéenne.

 

>> Plus d’infos sur le site de la campagne

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Prix 2011 des Journaux Scolaires : demain, tous journalistes ?

 

A l’occasion de la remise des Prix Varenne 2011 de Journaux scolaires et lycéens (palmarès) qui s’est tenue au Musée de la Poste à Paris, le mercredi 15 juin, pour récompenser au niveau national les lauréats des concours académiques, Daniel Junqua, vice-président de Reporters Sans Frontières France, a répondu aux questions des jeunes journalistes sur le thème "Demain, tous journalistes ?". Interpellé par un représentant d’une rédaction lycéenne qui a évoquait l’influence des réseaux sociaux sur le traitement de l’actualité, Daniel Junqua a reformulé la problématique par « qu’est-ce qu’une information ? » donnant ainsi l’occasion de s’interroger sur les caractéristiques propres du métier de journaliste.

 

D’après lui, la révolution dans les pays arabes a bénéficié positivement du rôle d’internet. Grâce à ce moyen de communication libre échappant aux contrôles des despotes, les jeunes blogueurs ont ainsi pu rendre compte des soulèvements populaires auprès des médias du monde entier. Privés de visas ou dans l’incapacité d’exercer leur métier, les journalistes occidentaux sont parvenus, à distance, à décrypter les mécanismes du printemps arabe sur la base de ces témoignages et des nombreuses images qui transitaient par les réseaux sociaux. Le rôle du journaliste est donc d’informer sur les faits mais surtout de faire comprendre les bouleversements du monde.

En revanche, l’effet pervers d’internet est d’être un « instrument d’intoxication » où la source d’une information est difficile à confirmer. Sur les réseaux sociaux ou la blogosphère, à défaut d’être « authentique », la parole est parfois « anarchique ». Elle implique rarement l’auteur, sous couvert d’anonymat ou d’irresponsabilité. Alors, Daniel Junqua repose la question : « demain, serons-nous tous journalistes ou tous citoyens ? ». Car nous avons le devoir de témoigner lorsque les droits de l’homme sont en jeu.

Dans cette perspective, un écolier demande quelles sont les qualités recherchées chez un bon journaliste. « Etre curieux de tout et faire preuve d’esprit critique sans tomber dans le dénigrement systématique » répond l’intéressé. Et surtout, chercher la vérité « qu’on peut approcher sans forcément atteindre… comme la sainteté ! » selon le bon mot d’Hubert Beuve-Méry, fondateur du quotidien Le Monde où Daniel Junqua a occupé plusieurs fonctions à la rédaction de 1967 à 1985.

Soucieux de défendre une profession qui, selon lui, ne disparaîtra jamais, malgré les pressions exercées dans certains pays, Daniel Junqua a livré un message fort aux jeunes journalistes : la carte de presse jeune qu’ils arborent fièrement n’est pas un sésame mais la marque d’une déontologie. Car le premier outil du journaliste, ce n’est ni sa plume, ni sa parole mais sa conscience.

 

Olivier Valentin

 

A lire également :

 

Le droit de publication lycéen, 20 ans après (sur notre site)

Notre entretien avec Olivier Bourhis, délégué général de l'association Jets d'encre

Le groupe La Poste soutient le concours Varenne (communiqué de presse)

Le site internet France de Reporters Sans Frontières

Le reportage de l'Académie de Créteil sur la remise des prix CNJS 2011

Le droit de publication lycéen : 20 ans après

 

Partenaires de la Fondation Varenne pour le Concours National des Journaux Scolaires et Lycéens, l’association Jets d’encre, le Clemi et le réseau de la Vie lycéenne au sein du Ministère de l'Education Nationale organisent cette année, à l’occasion du 20ème anniversaire du droit de publication des lycéens, des rassemblements et des événements de soutien et de promotion de la presse lycéenne. Au programme de ces "20 piges" : de nombreuses actions et rencontres pour témoigner de la vitalité de ces jeunes plumes qui ont la voix qui porte…


En novembre 2007, un lycée du 8ème arrondissement de Paris est le théâtre de blocages contre la loi Pécresse. Le journal des élèves couvre alors l’événement. Avant sa diffusion au sein de l’établissement, la rédaction décide, en toute liberté, de consulter le proviseur adjoint sur le contenu des articles. Une démarche à laquelle les rédacteurs ne sont pas tenus depuis la circulaire de 1991 sur la liberté de publication des journaux lycéens. Mais, dans ce climat de confiance, le geste est apprécié. Pourtant, le proviseur adjoint tique sur une expression dans le papier consacré au mouvement de blocage : elle met en cause la direction et dénonce la "lâcheté de l’administration" dans la gestion du conflit, visant nommément le proviseur et son adjoint. Blessés, ils expriment leur désaccord, évoquant le prosélytisme politique. Après avoir pris contact avec le Clemi et Jets d'encre, les deux parties s’accordent et la phrase est retirée. En outre, pour maintenir le dialogue, un débat est organisé sur le thème "Libertés et responsabilités d’un journal lycéen". La rédaction du journal lycéen et l’équipe enseignante sont ainsi invitées à réfléchir sur le rôle d’un journal lycéen, sur ses droits et ses responsabilités. La morale de l’histoire ? C’est le proviseur adjoint qui la livre dans un entretien accordé à Olivier Bourhis, de l’association Jets d’encre, et Pascal Famery, du Clemi, deux partenaires qui œuvrent pour la défense de la presse lycéenne : "Pour moi, le droit d’opinion et le devoir d’information sont premiers, le refus du prosélytisme intervient comme le barrage contre les abus. La neutralité de l’enseignement concerne avant tout les enseignants dans leurs rapports aux élèves. La liberté éditoriale des journalistes lycéens permet de son côté une parole engagée, mais il leur appartient de préserver le pluralisme en offrant d’accueillir d’autres points de vue que le leur".


"Sans autorisation ni contrôle préalable"


Il y a plus de 20 ans, cette médiation n’aurait sans doute pas été possible. Ou alors, aurait-elle conduit à une impasse ? Car, depuis 1991, une circulaire du Ministère de l’Education Nationale reconnait aux lycéens le droit de créer, dans leur lycée, un journal dont la publication, libre et indépendante, n’est soumise à "aucune autorisation ni contrôle préalable". En contrepartie, les journalistes lycéens s’engagent à se conformer aux règles déontologiques propres au journalisme. Plus qu’une charte, c’est un véritable contrat qui a été passé.
Sur la base du dernier recensement de l’Education Nationale de 2001, la presse lycéenne en France reste stable avec près de 480 journaux. Une vitalité qui n’est pas sans difficultés. Dont la première est de donner, selon les mots du fondateur du Clemi, Jacques Gonnet, "un statut à ceux qui n’ont pas de position dominante". Car les jeunes qui s’engagent dans un journal lycéen sont-ils journalistes ou lycéens ? La question a été posée par Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction du magazine L’Etudiant, lors d’une conférence à "20 piges !", le forum régional des journaux lycéens d’Ile-de-France qui s’est tenu le 30 mars à Paris. Une opportunité de prendre le pouls de ce média d’expression lycéenne et de favoriser, au travers de tables rondes, les échanges entre les élèves, la communauté éducative et les institutions. Notamment sur la question fondamentale de l’intérêt de faire un journal lycéen.


Le point de vue d’une génération

 

Les participants ont été interpellés sur leurs propres motivations : en quoi est-ce utile de faire un journal lycéen ? D’abord, pour Dominique Versini, Défenseure des Enfants, qui fait référence à l’article 12 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le journal exprime le point de vue d’une génération "qui a quelque chose à dire" même si elle n’est pas toujours "prise au sérieux à 17 ans", comme l’a écrit Rimbaud. C’est un espace d’expression où s’exerce le droit d’opinion comme un contre-pouvoir. Rencontré en marge des tables rondes à "20 piges !", pendant le déjeuner à la cantine, un lycéen confie que son activité au journal lui permet de "mettre les idées en forme", de construire une argumentation. Dès lors, pour la proviseure d’un lycée, il faut "non seulement entendre l’avis des lycéens mais aussi en tenir compte". Sinon, comment valoriser leur "besoin d’écriture" qui répond lui-même à une envie de "partager une passion avec des amis", celle du journalisme ?


Créer un climat de confiance


En outre, le journal lycéen donne de la transparence aux mots. Dominique Versini reconnait que "l’expression des jeunes n’est pas toujours facile pour des adultes". Interpeller le lecteur, travailler à ce qu’ils soient lus, livrer une parole accessible : telle est leur gageure ! Ensuite, de quoi vont-ils parler ? Existe-t-il une ligne éditoriale dans un journal lycéen ? Certains rédacteurs s’étonnent de n’intéresser personne lorsqu’ils privilégient dans leurs articles des sujets de société plutôt que des ragots de potache. "Peut-on parler de tout ?" se demandent quelques uns. De la cantine, sujet fétiche, aux profs, souvent raillés ? Où sont les limites du prosélytisme ? "Tout dire, tout publier ?" : la problématique a été discutée au Forum des médias lycéens de Bretagne dont c’était la première édition le 15 février dernier. Autour de la table, Daniel Pouzadoux, Président de la Fondation Varenne, a cité Luc Ferry qui, face aux lauréats des Prix Varenne 2010 de Journalisme, recommandait de ne pas se contenter de l’alibi déontologique pour défendre ses opinions. Mais aussi faire preuve d’intelligence et de réflexion, de veiller à la fiabilité des sources.
A l’instar de la presse professionnelle, les journaux lycéens peuvent – et doivent – capter l’air du temps, couvrir les préoccupations internes de leur école aussi bien que les débats d’actualité, mais sans céder à la polémique assassine qui risque d’engager leur crédibilité et les faire tomber dans le piège de la diffamation, un délit de presse. Ou, à défaut, de leur mettre à dos enseignants et chefs d’établissements. Générer du débat, au sein de la rédaction, de la direction ou des salles de cours, oui. Etablir un climat de confiance pour créer du lien, oui. Déclencher des conflits, non. Le journal lycéen pousse aussi les jeunes à prendre la mesure des choses.


Esprit d’équipe et de citoyenneté


C’est aussi une véritable formation accélérée qui nourrit l’esprit d’équipe. Dans un journal lycéen, la jeune Eve écrit : "Les rédacteurs peinent à construire une équipe motivée, soudée et structurée. Pour Grâce, rédactrice en chef du P’tit Pablo, le journal est maintenant en danger à cause de conflits internes". Le journal lycéen serait-il une école dans l’école ? L’occasion de se confronter aux points de vue des autres ? De respecter des délais, assumer des choix ? Toute rédaction est une aventure humaine où l’échange dans la diversité est primordial.
Aventure humaine mais aussi citoyenne. Inspecteur général de l’Education Nationale, Gérard Mamou demande : "Le lycéen est-il un pré-citoyen ou un citoyen à part entière ?" Autrement dit, pour paraphraser Spinoza, il ne naît pas citoyen, il le devient. Le journal lycéen ferait donc partie de ce projet éducatif qui vise à éveiller l’esprit critique des jeunes sur une société plus juste. Les pousser à se poser les bonnes questions. Et, pourquoi pas, répondre à une vocation.


Un combat quotidien


De l’avis unanime, faire vivre un journal lycéen est un "combat quotidien" qui n’est pas sans difficultés. Au regard d’une exposition en ligne du Clemi sur des extraits de journaux lycéens des années 1990 et 2010, défendre la liberté d’expression lycéenne n’a pas été de tout repos. Et elle ne l’est toujours pas, à en juger les chiffres de l’Observatoire des pratiques de presse lycéenne. D’après une récente étude menée auprès de 240 rédactions lycéennes, 45% d’entre elles se voient imposées un contrôle du contenu de leur journal avant publication (48% en 2007). Il reste ainsi du chemin à parcourir pour imposer les textes qui reconnaissent le droit aux lycéens d’exercer la responsabilité de publication de leur journal en toute autonomie. Autrement dit, sans la pression du proviseur, qui n’est pas toujours directeur de publication. Or, en matière de censure, le dialogue est souvent inégal entre les lycéens et les adultes. D’où la nécessité d’un cadre juridique et éthique mais dont les principaux intéressés sont rarement les mieux informés. C’est cette ignorance des textes de loi que des partenaires comme Jets d’encre ou le Clemi s’efforcent de faire reculer par des solutions d’accompagnement, première étape vers une possible formation.


Le rôle des adultes


Les rédactions lycéennes manquent de moyens humains, matériels et financiers. Mais aussi de temps. Car les plannings des jeunes journalistes laissent peu de place aux activités périscolaires. C’est pourquoi l’encadrement est nécessaire pour doter les journaux lycéens d’outils comme la carte de presse lycéenne, signe de reconnaissance, ou le kit "Créer un journal lycéen", des fiches pratiques mises au point par Jets d’encre avec le concours du Ministère.
C’est aussi le rôle des adultes de se mobiliser pour favoriser cet espace d’expression. Pour Mathieu Maraine, Délégué national à la Vie lycéenne, "l’autonomie n’est pas l’autogestion. Il leur faut des portes d’accès". Pour aider les jeunes à faire tout seul. Pas les laisser faire. Or, à la différence des lycéens qui ne font que passer, les éducateurs, par leur durabilité dans les établissements, demeurent des témoins bienveillants de l’esprit d’initiative.


Pris dans la toile


A "20 piges", de nouveaux enjeux ont été soulevés, notamment par Emmanuel Parody, ancien président de l’association J. Presse. Avec le développement du numérique, l’expression des lycéens est-elle plus libre sur le web qu’à l’écrit ? Les réseaux sociaux, où la communication est parfois anarchique et irresponsable, ont fragilisé le socle déontologique et juridique que les acteurs de la presse lycéenne sont parvenus à imposer. Même limités en caractères (un "post" ne peut dépasser 140 signes), les jeunes se défoulent sur Twitter ou sur Facebook pour se moquer de leurs professeurs, des autres élèves ou des personnalités publiques, souvent aux limites de la diffamation. D’où la nécessité, suggérée par Emmanuel Parody, de faire la "passerelle pédagogique entre le papier et l’internet" pour un transfert d’expérience en matière de droits et de devoirs, indissociables.


Agenda de ministre


Dans son discours de clôture à "20 piges", le Ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative Luc Chatel qui avait fait le déplacement pour rencontrer les lycéens dans le cadre d’une conférence de presse jeunes a insisté sur le droit et le devoir des élèves à "prendre la parole et faire un journal" (thème d’une future campagne d’affichage, initiée par Jets d'encre) pour "renforcer leurs compétences, cultiver la citoyenneté et le jugement critique, valoriser le travail d’équipe et surtout apprendre l’exercice du débat dans le respect de l’opinion de chacun". Un exercice auquel il n’a pas eu le temps de se prêter, s’éclipsant sitôt après son discours, sans répondre aux questions des lycéens. Un agenda bousculé et revoici les stigmates d’une incompréhension entre les jeunes et le politique ! Un final toute en frustration qui n’a pas manqué de faire débat dans les lycées...

 

Olivier Valentin
 

En savoir plus : http://www.creerunjournallyceen.fr/

 

Album photo de "20 piges"
le forum régional des journaux lycéens d'Ile-de-France

 

 

Photographies : Philippe Devernay (à la Une du site de la Fondation Varenne : Luc Chatel à "20 piges!") et Association Jets d'encre / Alizé Buisse (en-tête de l'article : table-ronde à "20 piges!")