Le système financier bourguignon dans la première moitié du XVIIIème siècle (1710-1752)

  • Date : Décembre 2007
  • Auteur : Charles PAPON
  • Collection : Thèses - Histoire du droit

L’idée d’une étude sur le « système financier » de la Bourgogne dans la première moitié du XVIIIe siècle est le fruit d’une interrogation se situant à la croisée des chemins entre la question des finances publiques et celle de la représentation politique au cours de la période moderne.

Cette thématique apparaît avec la naissance de l'État. Les problématiques qui touchent aux moyens financiers de l’État et aux modalités d’exercice du pouvoir financier par le gouvernement depuis le Moyen Âge sont au coeur du mouvement qui a permis l’émergence du régime monarchique. En outre, elles ont déterminé l’évolution d’une monarchie qui gouverne avec la participation d’institutions représentatives jusqu’au début du XVIIe siècle et qui s’oriente résolument vers l’exercice d’une souveraineté traditionnellement qualifiée « d’absolue » jusqu’à la Révolution française.

De même, les thèmes de la représentation et des finances furent au centre de la déstabilisation, puis de la chute de la monarchie dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les différents régimes qui ont suivi se sont tous interrogés sur cette thématique, dans la recherche de leur légitimité et de leur fondement. Sans aucun doute, le constat historique en forme d'équation, selon laquelle « Sans argent. Point d’État » permet de comprendre dans toute sa dimension, l’affirmation que le pouvoir financier est depuis ses origines « très étroitement imbriqué avec le pouvoir politique et il en a tout de suite déterminé la qualité ».

C’est dire si les enjeux que recouvrent ces questions sont fondamentaux et porteurs de réflexions, de débats et de controverses dans les domaines de l’histoire, du droit, de la sociologie, de l’anthropologie et de la philosophie. En témoigne le fait que les finances publiques considérées comme champ de recherche se sont récemment constituées au carrefour de ces disciplines, sans jamais relever véritablement de l’une ou de l’autre, sinon sur un plan purement formel.