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La seconde guerre mondiale et la Libération

Alexandre Varenne a mené un combat acharné pour défendre la liberté de la presse, s'opposer à l'occupant et la censure, exprimer son indignation face aux agissements de Vichy, défendre les juifs et les francs-maçons.

 
Dès 1940 le régime de Vichy inquiète Alexandre Varenne, qui prend conscience de sa dérive autoritaire. Dès lors, le directeur de La Montagne tente de convaincre le chef de l'Etat français des dangers de la politique qu'il mène et du désastre qui peut en découler.

 
En 1941, le combat d'Alexandre Varenne change de physionomie ; il décide, peu après l'occupation de la zone sud (fin 1942), de suspendre la parution de son journal en le sabordant le 27 août 1943 (non sans avoir pris la précaution préalable de trouver un autre emploi à la plupart de ses ouvriers et avoir caché plusieurs tonnes de papier).Il entretien des contacts secrets avec les communistes et les mouvements de résistance, notamment avec les réseaux Antoine et Phalanx spécialisés dans les renseignements administratifs et politiques. La Montagne devient une véritable plaque tournante de la Résistance.

 
Ce comportement courageux et exemplaire permet au journal de reparaître un an après son sabordage, le 15 septembre 1944. Il est le seul quotidien régional autorisé à enfreindre l'ordonnance interdisant aux journaux de l'ex-zone libre, parus plus de quinze jours après l'arrivée des Allemands dans cette zone, de reparaître à la Libération. En avril 1946 enfin, La Montagne reçoit à l'Assemblée nationale, l'hommage du secrétaire d'Etat chargé de l'Information, Gaston Deferre.

 
Alexandre Varenne meurt, le 16 février 1947.

 

Alexandre Varenne en 1946

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